Julien Jacques LECLERC dit "Jihel"

 Julien Jacques LECLERC dit "Jihel"

L'éternel féminin illustré :

Séduction et esthétique du roman populaire 

 

Julien Jacques Leclerc, plus connu sous les signatures de J.J. Leclerc, JL ou Jihel, appartient à cette cohorte d’artistes dont l’œuvre fut omniprésente sans jamais véritablement accéder à la consécration. Pendant près d’un demi-siècle, de 1915 à 1960, son dessin accompagne la presse, la publicité, les romans populaires et, plus tard, une littérature érotique dont il deviendra l’un des artisans graphiques les plus reconnaissables. Né au Mans en 1885, formé à l’École des Arts Décoratifs de Paris et admis au Salon des Artistes Français dès 1912, Leclerc possède pourtant une formation académique solide, que son activité dans l’illustration populaire aurait presque tendance à faire oublier.

Son talent éclate surtout dans la représentation féminine. Midinettes, élégantes, baigneuses ou créatures plus volontiers sensuelles deviennent les véritables héroïnes d’un univers où la beauté n’exclut ni l’humour ni une certaine malice. À rebours d’une imagerie parfois franchement grivoise, Leclerc privilégie la suggestion, l’attitude, le mouvement et surtout l’élégance de la silhouette. Ses femmes ne sont jamais de simples accessoires décoratifs : elles structurent l’image, attirent le regard et donnent à ses compositions cette immédiateté qui explique leur extraordinaire efficacité sur les couvertures.

Cette qualité graphique se retrouve dans ses collaborations avec La Vie Parisienne, Le Journal Amusant, Le Sourire ou encore The Sketch. Dans ce dernier titre, la présence régulière d’un illustrateur français témoigne de la singularité de son style et de son adéquation avec l’esthétique mondaine internationale. Dans Le Sourire, où il réalise plus d’une centaine de dessins entre 1923 et 1935, son trait délicat s’accorde idéalement à un univers fait de charme, de mode et de féminité.

Mais Leclerc ne se contente pas de séduire par ses personnages. Son véritable mérite réside dans sa capacité à faire tenir une scène, une atmosphère et parfois même une petite histoire dans l’espace extrêmement réduit d’une couverture. Cette virtuosité devient éclatante avec la collection Fama, pour laquelle il réalise près de 470 couvertures avant-guerre, puis de nombreuses autres après 1946. Chaque image devient alors une miniature savamment construite, où coiffures, robes, attitudes et expressions composent un véritable langage visuel.

 

À travers les années, Leclerc adapte constamment son dessin aux exigences du marché sans jamais perdre complètement sa personnalité. Publicité, romans d’aventures, espionnage, littérature sentimentale ou ouvrages érotiques : les sujets changent, le format évolue, les contraintes se multiplient, mais demeure cette élégance du trait qui permet de reconnaître une image de Jihel presque au premier coup d’œil. Même lorsqu’il aborde, après 1950, une littérature plus audacieuse, son dessin conserve cette délicatesse et cette science de la suggestion qui constituent sa véritable signature.

L’histoire de Jihel est ainsi celle d’un dessinateur populaire au sens le plus noble du terme : un artiste capable de transformer une commande commerciale en véritable objet graphique. Son œuvre, dispersée dans des centaines de périodiques et de collections aujourd’hui recherchés, constitue un remarquable témoignage de l’évolution du goût, de la mode et de l’imaginaire féminin au XXe siècle. Plus qu’un simple illustrateur de couvertures, Leclerc apparaît finalement comme un styliste de l’image imprimée, dont le talent réside moins dans l’effet spectaculaire que dans cette précision du geste, cette élégance de la ligne et cette manière très française de faire du charme une véritable discipline graphique.

 

Le livre est maintenant disponible ! 92 pages couleur, couverture rigide.

Pour cela, merci de bien vouloir soit :

Me faire parvenir un chèque de 44 euros (Livre 36 euros + port 8 euros) à :

Philippe AUROUSSEAU - 4, rue Choudieu - 49400 SAUMUR

ou

Régler par Paypal (envoi d'argent à un proche) 44 euros à l'adresse suivante :

websana@wanadoo.fr

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Louis-Félix Claudel

Louis-Félix Claudel
Maitre imagier des Années folles 


 Louis-Félix Claudel appartient à ces artistes de l’édition populaire dont le nom s’est progressivement effacé alors que les images, elles, ont continué de circuler. Né à Portieux en 1895, au cœur de l’univers verrier vosgien, il acquiert très jeune une connaissance intime du trait, de la matière et de la précision du geste. La gravure sur verre, qu’il pratique dès l’adolescence, constitue le véritable apprentissage de son regard : travailler la matière, composer avec la lumière, maîtriser la ligne et suggérer le relief deviennent les fondements d’un langage graphique qu’il transposera bientôt sur le papier. La guerre interrompt brutalement cette première carrière, mais son passage par le Maroc lui permet de poursuivre le dessin, la peinture et de s’initier à la gravure sur bois.

À Paris, son entrée à l’École ABC et les enseignements de Raymond Renefer vont donner à ce talent artisanal une véritable dimension artistique. Claudel devient alors un dessinateur d’une étonnante polyvalence, passant de la peinture à l’illustration, de la publicité à la création de bijoux, du linoléum à la xylographie. Ses premières gravures paraissent dans Septimanie, où Paul Duplessis de Pouzilhac comprend rapidement la singularité de son talent. Ses bois possèdent une vigueur décorative remarquable, une ligne souple et une véritable science du noir et blanc. Les critiques de l’époque soulignent sa maîtrise technique, son sens de la composition et cette capacité à conserver au trait toute sa valeur.

 

C’est surtout dans l’édition populaire que Claudel va donner toute sa mesure. Pour Baudinière, Fayard, R. Simon et d’autres maisons, il réalise quantité de couvertures et d’illustrations, adaptant son dessin aux romans policiers, aux aventures, aux récits historiques ou aux fascicules populaires. Certaines de ses compositions, malgré des visages parfois étrangement figés et une perspective volontairement réduite, possèdent aujourd’hui un charme graphique incomparable. Ces petites imperfections deviennent même une signature : des silhouettes nerveuses, des attitudes théâtrales, des contrastes puissants et une composition immédiatement lisible.

Son travail pour Le Livre de demain est particulièrement révélateur : entre 1930 et 1938, il réalise six ouvrages, chacun comportant plusieurs dizaines de bois gravés originaux. Mais son véritable chef-d’œuvre reste sans doute le numéro 100 de Septimanie, Les Poèmes de la vie, entièrement illustré par ses soins. La guerre, la jeunesse, la mort, l’amour et le passage du temps y deviennent autant de motifs graphiques, traités avec une froideur élégante et une profonde sensibilité.

 

Claudel est alors célébré comme un véritable « poète de l’image », artisan revendiqué mais artiste accompli. Ses couvertures pour Baudinière, R. Simon ou Guy Le Prat témoignent d’une remarquable faculté d’adaptation, tandis que ses bois gravés révèlent une personnalité graphique beaucoup plus ambitieuse que ne pourrait le laisser supposer la production industrielle à laquelle il participe.

Jusqu’à la fin de sa vie, malgré la guerre, les difficultés matérielles et la maladie, il continue de dessiner. Il laisse derrière lui une œuvre abondante, dispersée dans les livres, les revues, les fascicules et les collections populaires. Claudel n’a peut-être pas toujours produit des images parfaites ; il a produit des images vivantes, reconnaissables et profondément personnelles. C’est précisément cette alliance entre métier, imagination et instinct décoratif qui fait aujourd’hui tout le prix de ses dessins et de ses gravures.


Le livre est maintenant disponible ! 96 pages couleur, couverture rigide.

Pour cela, merci de bien vouloir soit :

Me faire parvenir un chèque de 44 euros (Livre 36 euros + port 8 euros) à :

Philippe AUROUSSEAU - 4, rue Choudieu - 49400 SAUMUR

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Régler par Paypal (envoi d'argent à un proche) 44 euros à l'adresse suivante :

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OK. Gérard, étoile filante du dessin populaire


 Gérard Saulou, alias OK. Gérard

Le livre sur OK. Gérard est enfin sorti, lui qui mérite notre attention à cause de son véritable talent de dessinateur ...

 Né en 1899, fils d'un lieutenant de gendarmerie, Gérard Saulou montre vite des qualités pour dessiner.

Après avoir perdu un oeil lors de la première guerre mondiale, il parvient néanmoins à travailler sur Paris et en Belgique, et pendant une dizaine d'années à créer de nombreuses publicités (près de 100 montrées dans le livre).

 

Un exemple : Colorin pour la Belgique

Une des particularités de OK. Gérard, pseudonyme pris dès le début de sa carrière, est son dessin lumineux et plein de couleurs. La jovialité de ses personnages et la qualité de leurs postures en font très vite un incontournable du petit monde de la "réclame" sur Paris.

Il réalise ainsi nombre de cartons publicitaires et d'affiches toutes plus expressives les unes que les autres...ce qui ne l'empêche pas de copier l'un des plus grands illustrateurs allemand du début du siècle.

En complément à la publicité qu'il pratique pour les imprimeurs Bernard Sirven, Léopold verger ou l'imprimeur d'Art Daynes, il contribue  à réaliser des couvertures de livres pour trois grandes maisons d'édition :

Les éditions LEMERRE, avec une série superbe à partir de 1930 :

 Les éditions de FRANCE et sa collection Le Livre d'Aujourd'hui :

... et les éditions TALLANDIER avec sa magnifique collection Les Romans mystérieux, dont les couvertures sont parmi les plus belles de la littérature Française d'avant-guerre :

Malheureusement, OK. Gérard décède soudainement en 1932, en pleine carrière. Cet ouvrage, réalisé avec Jean-Michel et Nicole Quetin, neveux éloignés de Gérard Saulou alias OK. Gérard, retrace sa vie et sa courte carrière.

Il nous montre surtout la beauté de cette réclame des années folles, et la technique sans faille de ce petit génie de l'illustration. Quand on voit ce que par exemple Hergé dessinait en 1930, on ne peux se poser la question de ce que serait devenu OK. Gérard s'il avait pu continuer sa carrière...


Le livre de 120 pages, préface de Yves Frémion, est disponible au prix de 30 euros + port 8 euros :

- Par Paypal à l'adresse suivante : websana@wanadoo.fr

- En faisant parvenir un chèque à : Philippe AUROUSSEAU  4, rue Choudieu  49400 SAUMUR

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Voici ce que m'écris mon ami Jean Solé à propos de ce travail :

" Encore une magnifique découverte, même si j'avais déjà croisé cet auteur sans en savoir plus, et donc me voici "déniaisé " grâce à ton érudition à toute épreuve !

En effet quel incroyable travail de réunir tout cela, avec autant de détails, et d'ouvrir par la même occasion à d'autres auteurs affichistes épatants  que je découvre  dans tout le contexte de l'époque si riche pour l'image !!!

J'étais déjà branché sur le fabuleux travail de Ludwig Hohlwein, malgré sa dérive nauséabonde, et notre ami Gérard  à commis de véritables plagiats, formidables à constater ! Et puis il y a aussi les précieux renseignements sur les éditeurs, dont j'ignorais tout, et avec des documents inédits ...c'est que du bonheur !

Je pense qu'il serait de nos jours impossible de représenter en affiche de telles trognes rubicondes et luisantes pour des marques de boissons alcoolisées ...C'est un régal de voir tout ça... Et également l'éclectisme dont il fait preuve est passionnant !

Oui, une étoile filante, trop vite disparue, dont tu nous livre la malle aux trésors, tellement oubliés ! Quel beau et riche parcours tu nous offre une fois de plus !
"

Noirs Desseins

Les éditions de l'Oncle Archibald vous proposent :

"Noirs Desseins"
Une petite anthologie des illustrateurs de polar


Que voit-on en premier sur un livre ? La couverture bien sûr !

Réalisé par Philippe Aurousseau, cet ouvrage retrace la vie et l'oeuvre d'une trentaine de dessinateurs qui ont, par leur talent, donné une image au roman policier.
Des premières collections du début du XXème siècle dessinées par Gino Starace, aux millions de romans édités par le Fleuve Noir et illustrées par Michel Gourdon, le roman policier a su très vite s'entourer de personnalités diverses et talentueuses pour afficher ses couvertures.


Cet ouvrage est préfacé par Jean Le Gac, artiste de la Nouvelle figuration, qui s'inspire librement dans ses tableaux de couvertures de polars oubliés. Il a eu la gentillesse d'accepter d'illustrer avec certaines de ses peintures ce livre.


Philippe a demandé à une jeune graphiste, Alexandra Taicher, de réaliser à partir de couvertures de diverses collections, une composition qui montre toute la beauté des dessins, ainsi que certaines de ses spécificités.
Ces compositions sont d'une esthétique remarquable et prouvent une fois de plus que ces dessinateurs sont de vrais artistes au talent avéré. Certains l'avaient oublié !

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Le livre (format 21x29,7 cm, 96 pages couleur, 450 gr. couverture rigide) traite en particulier de 30 illustrateurs, et montre en tout 121 exemples de la diversité des styles entre 1888 et 1962.


Pour vous le procurer, merci de bien vouloir envoyer un paiement
de 38 euros (qui comprend le port dans une enveloppe cartonnée ou à bulles) :

- par Paypal à websana@wanadoo.fr
- par chèque libellé à l'ordre de :

Philippe Aurousseau  4, rue Choudieu  49400 SAUMUR


Pour la Belgique et la Suisse, merci de rajouter 2 euros, soit 40 euros.

Pour toutes questions, contacter : oncle-archibald@orange.fr


Derniers exemplaires en vente !

Berceau d'une œuvre Dard

Frédéric Dard écrivain et journaliste 1938-1950 

 

Ce livre, que l’on peut qualifier de référence pour qui s’intéresse à Frédéric Dard, est le fruit d’une collaboration heureuse entre deux amis réunis par leur admiration pour cet auteur majeur du 20ème siècle. Couverture cartonnée, 244 pages au format A4. Prix : 36 €

Préface d’Odette Cuene-Grandidier qui a partagé la vie de l'écrivain entre 1942 et 1965.

Tout le monde connaît Frédéric Dard, père de la célèbre série des San-Antonio, débutée aux éditions Jacquier en 1949. Mais peu de personnes savent que le romancier a d’abord été journaliste, puis rédacteur en chef de plusieurs journaux pendant la guerre et l’après guerre.

Berceau d’une œuvre Dard est le recueil de l’ensemble des textes écrits et publiés par Frédéric Dard entre 1938 et  1950. Ces textes, dont une soixantaine sont totalement inédits car non référencés dans les bibliographies existantes et pour le reste peu connus car difficiles à trouver, révèlent la montée en puissance de l’écrivain, son éclectisme et sa puissance de travail dans des conditions pas toujours faciles.


Dans cette période d’un peu plus de dix ans, Frédéric Dard aura écrit 21 livres dont 3 livres pour enfants, 5 pièces de théâtre, 74 histoires, contes et nouvelles, 57 critiques – 43 sur des livres, 12 sur des expositions et 2 sur des films – et plus de 150 reportages sur des sujets divers.
Le texte intégral des contes et nouvelles, des critiques et des articles ainsi que celui de sa cinquième pièce de théâtre ont été reproduits à partir des originaux scannés le mieux possible.

Des coupures de presse de l’époque, des critiques rédigées à propos des œuvres de Frédéric Dard, des photographies, des correspondances et des dessins agrémentent et prolongent les écrits de cet auteur. Sachant que la plupart de ces documents sont inédits, le lecteur aura du plaisir à les découvrir.

 Frédéric Dard en 1940

Au fil des pages, les surprises ne manqueront pas avec notamment :

– un conte intitulé L’héritage de Bérurier publié en 1943 ;
– une bande dessinée mettant en scène Isidore Boutonnet ;
– la découverte de deux nouveaux pseudonymes avérés ;
– une pièce inédite écrite pour la fête de Saint-Chef en 1947 ;
– la rencontre de Frédéric avec Pablo Picasso fin 1948 ;
... et plein d'autres choses... !
 Texte inédit datant de 1943 !

Lionel Guerdoux, qui signe ici son premier livre, est le créateur du site www.toutdard.fr consacré à Frédéric Dard et à ses relations dans le monde littéraire.

Philippe Aurousseau, qui s'intéresse aux illustrateurs, a déjà publié plusieurs livres aux éditions de l’Oncle Archibald :

– Jef de Wulf, Dessinateur des fantasmes d’une époque

– Paul Ordner,  40 ans de Dessins humoristiques, politiques et sportifs

– Robert Dansler dit Bob Dan, L’âge d’or des récits complets
(http://robert-dansler.blogspot.fr/)

- Georges Sogny, Prince de Ferenczi
(http://georges-sogny.blogspot.com/)


Pour commander Berceau d’une œuvre Dard
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